Les installations

Situation géographique

La ferme se trouve au coeur des Savoie dans le massif des Aravis (là où est né le reblochon). Elle est dominée par le Mont Charvin qui est un sommet prisé par les randonneurs.

Le mont Charvin depuis Serraval

Le mont Charvin depuis Serraval

Nous sommes donc en zone montagne. Même si cette situation rend parfois le travail plus difficile qu’en plaine, c’est ce cadre magique qui nous motive quand il faut se lever tous les jours à 5h30.


Vers un outil de travail performant

Nous nous sommes installé fin 2010 dans un nouveau bâtiment. A l’origine Frédéric et François travaillaient ensemble sur cinq bâtiments éparpillés autour de Serraval. Les techniques étaient encore ancestrales et le travail était très pénible. Il fallait, par exemple, sortir le fumier d’une centaine d’animaux à la fourche et à la brouette !  La construction d’un nouveau bâtiment a été décidée en 2008 avec en même temps l’arrivée d’un associé supplémentaire, Jérôme.

Le nouveau bâtiment

Le nouveau bâtiment

Ce bâtiment rassemble toutes les activités de l’exploitation :

  • salle de traite ;

  • vaches laitières ;

  • génisses ;

  • chèvres ;

  • fromagerie ;

  • séchage du foin.


Une gestion raisonnée de la ration

Nos vaches sont nourries essentiellement au foin. Notre surface fourragère est insuffisante pour produire suffisamment de foin. Nous achetons environ 30% de notre foin chez des agriculteurs situés dans la vallée. Nous avons choisi de rester sur du foin local pour faire valoir au mieux le «goût du terroir» et limiter l’impact environnemental d’un transport absurde en dépit d’un prix plus élevé.

Chaque vache est équipée d’un collier électronique. Lorsque celle-ci se rapproche du distributeur à granulés, elle est automatiquement reconnue. On peut ainsi personnaliser la ration quotidienne en concentrés (maïs, blé, orge, luzerne, tournesol, …) qu’elle va manger. Les apports en aliments extérieurs sont donc minimaux et sont ajustés au plus près en fonction des besoins des vaches (période du cycle de reproduction, gabarit, âge, …).


Valorisation du lisier

Pour le repos, les vaches disposent de logettes individuelles. La litière n’est pas constituée de paille mais de lisier desséché. Les avantages de cette technique sont nombreux. Tout d’abord, les volumes nécessaires pour assurer un certain confort aux vaches sont plus faibles. Le lisier est gratuit et est ainsi directement valorisé.  Dans le nouveau bâtiment, un séparateur mécanique permet de séparer la partie liquide et la partie solide à partir de la fosse à lisier.

Le séparateur pour le lisier

Le séparateur pour le lisier

Le pouvoir absorbant du lisier est élevé et les vaches sont donc toujours très propres. Enfin, le lisier desséché n’a pas d’odeur et, par conséquent, il est transportable sans aucune gêne pour les riverains.

Pénibilité du travail réduite

L’organisation du travail autour d’un même bâtiment réduit considérablement le temps de travail.

Installation

Les génisses sont installées en face des laitières de l’autre côté de l’allée fourragère

Le bâtiment est pensé pour rendre les tâches plus faciles et est équipé d’un matériel moderne :

• L’allée pour donner le foin est unique et commune pour toutes les vaches. Elle est équipée d’une griffe coulissante pour faciliter la répartition du fourrage.

• Le stockage du foin est assuré par une griffe mécanisée très maniable.

• Le lisier tombe directement dans la fosse pour les vaches en stabulation libre et un va-et-vient évacue mécaniquement celui des génisses. Le lisier est brassé quotidiennement pour garder une consistance homogène pour épandage futur. De plus, il est re-valorisé en litière.

• Pour entretenir nos alpages, nous sommes équipés d’un matériel spécifique à la montagne : un transporteur (sur son châssis s’adaptent la tonne à lisier, l’épandeur à fumier, l’autochargeuse pour le foin), le Métrac (tracteur de montagne). Ils sont à l’aise dans les terrains pentus et ne marquent pas trop le terrain.

• Notre salle de traite est moderne. C’est une 2*6 en épi avec décrochage automatique (12 vaches sont traites à la fois). Une seule personne trait une cinquantaine de vaches en environ 1h. Le robot de traite permettrait de dégager beaucoup de temps mais son utilisation est contraire au cahier des charges reblochon.

Avec ce système, 2,5 associés suffisent pour faire le travail (sauf travaux exceptionnels), ce qui permet de dégager du temps pour développer la vente directe et pour les activités syndicales.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s